Choisir son prestataireLecture : 11 minPublié le Mis à jour le

Comment choisir son prestataire pour créer le site de son cabinet d'avocats ?

Les questions à vous poser

Freelance, agence, plateforme de sites clés en main, solution proposée par un éditeur juridique, informaticien recommandé par un confrère : les options ne manquent pas pour créer le site de votre cabinet. Les devis se ressemblent rarement et il est difficile de savoir ce qu’ils recouvrent : une page par domaine d’intervention ou cinq pages génériques, une prise de rendez-vous reliée à votre agenda ou un simple formulaire. Voici, dans l’ordre, les questions à poser à chaque prestataire afin de choisir celui qui fera de votre site un véritable outil de développement du cabinet.

Comment choisir son prestataire pour créer le site de son cabinet d'avocats

Envie d’aller plus vite ? Demandez un résumé de cet article à l’IA (intelligence artificielle) :

Les questions à vous poser

Avant de choisir, posez ces questions à chaque prestataire que vous consultez. Leurs réponses vous permettront de comparer les propositions sur les mêmes bases, que vous exerciez seul ou en association.

Serai-je propriétaire du nom de domaine, du site, de l'hébergement et des accès ?

C’est la première question à poser et la réponse doit être claire. Certains prestataires réservent le nom de domaine à leur nom, hébergent le site sur leur propre plateforme ou gardent seuls les accès. Le jour où vous changez de prestataire, vous risquez de perdre l’adresse que vos clients et vos confrères connaissent, les adresses e-mail du cabinet qui y sont rattachées, voire le site entier.

  • Le nom de domaine doit être enregistré au nom du cabinet ou de l’avocat titulaire. Il reprend votre nom ou celui du cabinet, comme le prévoient les règles de la profession.
  • L’hébergement doit pouvoir être transféré, idéalement souscrit au nom du cabinet.
  • Les accès (administration du site, hébergement, nom de domaine, mesure d’audience, fiche Google, outil de rendez-vous) doivent vous être remis.
  • Le site lui-même doit vous appartenir une fois réglé, sans licence à renouveler pour continuer à l’utiliser.

Bon à savoir : un document d'accès

Demandez à la mise en ligne un document qui récapitule les identifiants et l'endroit où chaque élément est hébergé. Conservez-le avec les statuts et les documents administratifs du cabinet : il vous rendra service lors d'un changement de prestataire, de l'arrivée d'un associé ou d'un départ.

Que me proposera-t-il pour faire venir des clients au cabinet ?

Le design : moodboard et maquette

Un prestataire sérieux ne part pas d’un modèle « avocat » tout fait, avec sa balance et ses tons bleu marine. Il vous présente d’abord un moodboard (planche d’inspiration : couleurs, typographies, ambiance photo), puis une maquette de la page d’accueil et d’une page de domaine d’intervention. Ces étapes permettent aux associés de valider l’image du cabinet avant qu’il soit trop tard pour la modifier.

Un site vitrine ou un site qui apporte des clients ?

Un site vitrine présente le cabinet : les avocats, l’adresse, une liste de compétences. Un site conçu pour apporter des clients part des recherches de vos futurs clients (« avocat licenciement », « avocat divorce » suivi de la ville, « avocat bail commercial loyers impayés »), prévoit une page par domaine et par situation fréquente, mène à la prise de rendez-vous et se suit après la mise en ligne. Ces deux projets ne demandent pas le même travail et ne coûtent donc pas la même chose. Un devis nettement plus bas correspond souvent à un site vitrine, même si les deux promettent « un site professionnel ».

« Mon site va-t-il m'amener des clients ? » : que répond-il ?

Posez-lui la question directement. Méfiez-vous d’un « oui, bien sûr » sans explication, comme d’un « ce n’est pas mon rôle ». La bonne réponse décrit une démarche : comprendre les domaines que vous voulez développer et les clients concernés (salariés, dirigeants, familles), identifier ce qu’ils tapent sur Google, construire les pages en conséquence, faciliter la prise de rendez-vous, puis mesurer les demandes reçues. Elle reste prudente : aucun prestataire ne peut garantir un nombre de dossiers.

Que propose-t-il pour y arriver ?

  • Un travail de positionnement : quels domaines mettre en avant auprès de quels clients et sur quel secteur géographique.
  • Des contenus pensés pour vos clients : pages de domaines et de situations, réponses aux questions posées en rendez-vous, déroulé du premier rendez-vous, modalités d’honoraires.
  • Un parcours de prise de rendez-vous simple sur mobile, avec le choix entre cabinet, téléphone et visioconférence.
  • Des leviers de visibilité : référencement naturel, fiche Google, articles sur les questions fréquentes.
  • Un suivi des résultats après la mise en ligne.

Pour mesurer l’écart entre un site présent en ligne et un site qui attire des clients, l’article sur trouver des clients quand vous êtes avocat replace le site dans l’ensemble de votre développement.

Aurai-je la main sur le site et que coûteront les modifications ?

Pourrai-je modifier le site moi-même ?

Demandez ce que vous pourrez modifier sans aide : présentation d’un nouveau collaborateur, horaires d’été, actualités, mise à jour d’une page après une réforme. Un site sur lequel vous ne pouvez rien changer sans passer par le prestataire se fige vite alors que le droit évolue. Vérifiez qu’une prise en main est prévue (formation courte, guide d’utilisation) et que l’interface reste simple pour la personne du cabinet qui s’en chargera.

Propose-t-il une maintenance ?

Un site doit être mis à jour régulièrement : extensions, sécurité, sauvegardes, compatibilité avec les navigateurs. Pour un cabinet qui reçoit des messages de clients en conflit, parfois très personnels, la sécurité du formulaire n’est pas un détail. Demandez ce que couvre la maintenance, à quel rythme les sauvegardes sont faites, si le formulaire est testé régulièrement et qui intervient en cas de panne.

Combien coûteront les modifications ?

Ajouter un domaine d’intervention, présenter un nouvel associé, créer une page après l’obtention d’un certificat de spécialisation, réécrire une page après une réforme : ces évolutions arriveront. Demandez dès le départ comment elles sont facturées (comprises dans la maintenance, sur devis, au temps passé) et dans quels délais elles sont réalisées.

Comment m'accompagnera-t-il dans la durée et sur le référencement ?

Comment accompagne-t-il ses clients sur le moyen et le long terme ?

La mise en ligne n’est qu’un début. Un site d’avocat qui apporte des clients s’enrichit avec le temps : nouvelles pages de situations, articles sur les questions que vos clients posent en rendez-vous, mises à jour après une réforme, ajustements selon les demandes reçues. Certaines périodes s’y prêtent, comme la rentrée de septembre, propice aux questions sur la séparation et la garde des enfants. Demandez s’il propose des points réguliers, un suivi des résultats et des recommandations ou s’il considère le projet terminé à la livraison.

Le SEO est-il inclus et comment ?

« Site optimisé pour le référencement » ne veut rien dire sans précision. Demandez ce qui est réellement fait :

  • Le choix des mots-clés pour chaque domaine d’intervention et pour votre ville, avec les mots des clients (« prud’hommes », « garde alternée ») plutôt que ceux des codes.
  • L’optimisation de chaque page : titre, méta-description, structure des titres, liens entre domaines proches.
  • La technique : vitesse, affichage sur mobile, sécurité, plan du site.
  • La fiche Google : création ou optimisation, catégorie, domaines d’intervention, lien avec le site.
  • Le suivi : positions, visites, demandes générées par domaine.

Distinguez ce qui est inclus dans la création de ce qui relève d’un accompagnement continu, comme celui proposé par l’agence en référencement naturel.

Quel CMS utilise-t-il et quels outils du cabinet va-t-il connecter ?

Quel CMS utilise-t-il ?

Le CMS (système de gestion de contenu) est l’outil qui fait fonctionner le site et vous permet de le modifier. Un CMS répandu, comme WordPress, offre une grande liberté et permet de changer de prestataire facilement. Une solution fermée, proposée par une plateforme de sites clés en main ou par un éditeur juridique, peut sembler plus simple au départ mais vous rend dépendant. Demandez pourquoi ce choix et si vous pourrez emporter le site en cas de départ.

Quels outils va-t-il connecter ?

  • La prise de rendez-vous en ligne, reliée à l’agenda des avocats ou au module de votre logiciel de gestion de cabinet (Secib, Kleos, Jarvis Legal ou un autre), avec des créneaux au cabinet, par téléphone et en visioconférence.
  • Le formulaire de premier contact, avec un envoi sécurisé vers une adresse du cabinet et une phrase qui invite à ne pas détailler le dossier.
  • Le paiement en ligne de la première consultation, si vous la facturez.
  • La mesure d’audience conforme au RGPD et la Search Console de Google.
  • La fiche Google et, si besoin, une lettre d’information pour vos clients d’entreprise.

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Qui rédigera les pages juridiques et qui fournira les photos ?

Qui rédige quoi ?

C’est souvent là que les projets d’avocats prennent du retard : les textes devaient être écrits « entre deux audiences » et ne le sont jamais. Clarifiez qui rédige chaque page : vous, le prestataire ou les deux. Un fonctionnement efficace consiste à vous faire interviewer sur chaque domaine d’intervention (situations fréquentes, déroulé, questions des clients), puis à confier la rédaction à un professionnel de l’écriture Web avant votre relecture. Vous gardez la maîtrise du fond juridique sans y passer vos soirées.

Qui apporte les images ?

Demandez si le prestataire organise une séance photo au cabinet (portraits des avocats, salle de réunion, accueil, façade), s’il utilise vos photos existantes ou s’il prévoit des images de banque d’images. Des portraits réels permettent au futur client de mettre un visage sur un nom avant de confier un divorce ou un litige avec son employeur. Vérifiez aussi que le photographe sait qu’aucun dossier ni nom de client ne doit apparaître dans le champ.

Question à poserRéponse rassuranteSignal d'alerte
Propriété des accèsNom de domaine et accès au nom du cabinetTout reste chez le prestataire
Clients apportés par le siteUne démarche expliquée par domaine d'intervention et mesuréeUne garantie de dossiers ou aucune réponse
ModificationsModalités claires dès le devis« Au cas par cas », sans plus de précision
RéférencementRecherches visées et actions listées« Site optimisé » sans détail
Règles de la professionMentions et nom de domaine vérifiésModèle générique pensé pour un commerce
Contenus et imagesRépartition écrite des rôlesAucune mention dans le devis

A-t-il déjà travaillé pour des avocats et connaît-il les règles de la profession ?

Un prestataire qui a déjà travaillé pour des avocats connaît les attentes du métier : confidentialité des échanges, vocabulaire juridique à rendre accessible, présentation des domaines d’intervention, mentions propres à la profession (barreau, structure d’exercice, assurance de responsabilité civile professionnelle), usage réservé du terme « spécialiste ». Il sait aussi que le nom de domaine est communiqué à votre Ordre et que les exemples de situations restent anonymisés, dans le respect du secret professionnel.

Demandez à voir des sites de cabinets qu’il a réalisés et observez-les comme un futur client : trouvez-vous rapidement le domaine recherché, puis la prise de rendez-vous ? Une expérience dans le métier n’est pas indispensable mais le prestataire doit au minimum montrer qu’il comprend votre activité et vos clients. Pour préparer la consultation, envoyez le même cahier des charges à chaque prestataire, revoyez les questions à vous poser avant de créer votre site et évitez les erreurs fréquentes des sites faits seul. L’ensemble de la démarche figure dans le guide pour créer le site d’un cabinet d’avocats.

Questions fréquentes

Comparez les prestataires sur les mêmes questions : propriété du nom de domaine et des accès, méthode (moodboard, maquette), démarche pour apporter des clients par domaine d’intervention, maintenance, référencement, CMS, outils connectés et répartition des contenus. Envoyez à chacun le même cahier des charges afin d’obtenir des propositions comparables.

Celui au nom duquel il est enregistré. Il doit l’être au nom du cabinet ou de l’avocat titulaire et non au nom du prestataire. Vérifiez ce point avant de signer, d’autant que ce nom de domaine est communiqué à votre Ordre.

Le site vitrine présente le cabinet. Le site conçu pour apporter des clients part des recherches de vos futurs clients, prévoit une page par domaine d’intervention, facilite la prise de rendez-vous et se suit après la mise en ligne. Le travail n’est pas le même, le budget non plus.

Un CMS répandu comme WordPress offre de la souplesse, se connecte à la plupart des outils de rendez-vous et vous permet de changer de prestataire sans refaire le site. Une solution fermée peut sembler plus simple mais crée une dépendance. L’essentiel est de pouvoir mettre à jour vos pages juridiques facilement et d’emporter votre site.

Oui, car un site non mis à jour devient vulnérable, surtout lorsqu’il reçoit des messages de clients par formulaire. La maintenance couvre les mises à jour, la sécurité, les sauvegardes et le test du formulaire. Demandez précisément ce qu’elle inclut.

Aucun prestataire sérieux ne peut garantir un nombre de dossiers. Il peut en revanche décrire sa démarche : pages pensées pour les recherches de vos futurs clients, parcours de rendez-vous simple, référencement et suivi des demandes reçues. C’est cette méthode qu’il faut comparer d’un devis à l’autre.

Besoin d'être accompagné ?

Le bon prestataire est celui qui comprend votre cabinet et vous explique comment le site vous aidera à recevoir des demandes de rendez-vous. L’agence Ambia accompagne les avocats de la création de leur site Internet à son référencement, en passant par la création de contenu. Découvrez l’accompagnement en marketing digital pour les avocats.

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Rédigé par

Portrait de May Lyn Pruvot
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